Sommaire :
* Parité *
Moins elle est élevée, plus il y a de chances de guérison.

Tableau 1 : Taux de guérison lors du traitement au tarissement en fonction de la parité (Henderson 2016)
* Nombre de quartiers infectés *
Les chances de guérison diminuent avec le nombre de quartiers infectés.

Tableau 2 : chances de guérison bactériologique lors d’infections mammaires à Staphylococcus aureus en fonction du nombre de quartiers atteints (Erskine et al. 1994)
* Nature de l’agent infectieux *
Staphylococcus aureus est le pathogène mammaire majeur le plus difficile à éliminer. Parmi les streptocoques, c’est l'affection de Streptoccoccus uberis qui entraîne le moins de cas de guérison.

Tableau 3 : résultats de guérison suite à un traitement au tarissement en fonction des pathogènes mammaires isolés (Shephard et al. 2004)
* Antériorité de l’infection *
C’est un des paramètres qui influent le plus sur la réussite du traitement au tarissement

Tableau 4 : Impact de la proportion de la lactation en cours et celle précédente avec des CCS élevées sur les chances de guérison au tarissement
* Nature de la souche *
Dingwell et coll. (2006) ont enregistré des résultats de guérison différents en fonction des souches de Staphylococcus aureus isolées au moment du tarissement.
* Autres éléments influents*
Niveau des CCS avant tarissement, production laitière au tarissement, durée de la lactation
Le sphincter du trayon constituant la principale barrière physique du quartier au cours de la période sèche, les facteurs agissant sur son intégrité (figure 1) ont une importance fondamentale dans la maîtrise des risques des nouvelles infections de la période sèche.
Tout au long de cette période, une proportion variable de sphincters reste ouverts (figure 2, tableau 1), ce qui est associé à une menace majeure de nouvelle infection.

Figure 1 : Principaux facteurs corrélés aux risques de la période sèche

Figure 2 : Évolution du pourcentage de sphincters ouverts après tarissement (d’après Dingwell 2001)

Tableau 1 : Évolution du pourcentage de trayons propres et de sphincters fermés au cours de la période sèche (d’après Bradley et al. 2015)
Les autres éléments ayant un impact sur le risque de nouvelles infections sont de 3 ordres :
Les risques de nouvelles infections sont bien plus élevés durant la période sèche qu’au cours de la lactation. Pourvu qu’il soit correctement appliqué, l’emploi d’un obturateur interne est donc incontournable et devrait être systématique, cela pour deux raisons majeures :
Bibliographie :
Bradley AJ, De Vliegher S, Green MJ, Larrosa P, Payne B, van de Leemput ES, Samson O, Valckenier D, Van Werven T, Waldeck HW, White V, Goby L. An investigation of the dynamics of intramammary infections acquired during the dry period on European dairy farms. J Dairy Sci. 2015 Sep;98(9):6029-47. Dingwell RT, Duffield TF, Leslie KE, Keefe GP, DesCoteaux L, Kelton DF, Lissemore KD, Schukken YH, Dick P, Bagg R. The efficacy of intramammary tilmicosin at drying-off, and other risk factors for the prevention of new intramammary infections during the dry period.J Dairy Sci. 2002 Dec;85(12):3250-9. doi: 10.3168/jds.S0022-0302(02)74413-5.
Dingwell RT, Leslie KE, Schukken YH, Sargeant JM, Timms LL, Duffield TF, Keefe GP, Kelton DF, Lissemore KD, Conklin J. Association of cow and quarter-level factors at drying-off with new intramammary infections during the dry period. Prev Vet Med. 2004 Apr 30;63(1-2):75-89.
