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Importance de la période pubertaire du chien : comportement, stérilisation et puberté

Dr Sylvia Masson
DMV, Spécialiste européenne en médecine du comportement des animaux de compagnie, Fondatrice de No Ledge Editions, du logiciel vétérinaire Psy4Vet et de la chaîne Cynapse

La puberté est une phase de transition marquée par des changements hormonaux et comportementaux significatifs : les apprentissages ne sont pas encore stabilisés et les modifications hormonales influencent les réactions sociales et émotionnelles. Le chien-adolescent teste les limites et construit sa personnalité. Cette période nécessite une vigilance particulière de la part du vétérinaire.

En médecine humaine, la puberté est une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, marquée par une maturation du système reproducteur et des changements hormonaux significatifs.

Elle est définie chez le chien par l’apparition des premières chaleurs chez la femelle et par le début du marquage urinaire chez le mâle, notamment lorsque celui-ci commence à lever la patte. Cette période est extrêmement variable selon les races : un chien mâle de race naine peut entrer en puberté dès 4 à 5 mois, tandis qu’elle peut démarrer aussi tard que 12 ou 15 mois dans une race géante. Elle se termine à l’entrée dans l’âge adulte, qui est atteinte lorsque le cerveau a fini sa maturation, c’est-à-dire quelques mois après la fin de la croissance physique.


 

La période pubertaire est une phase de grande vulnérabilité comportementale chez le chien comme dans de nombreuses espèces. Les apprentissages ne sont pas encore stabilisés et le chien doit s’adapter à des modifications hormonales qui peuvent affecter ses réactions sociales et émotionnelles. L’individu adolescent a tendance à tester les limites et à désobéir plus qu’en période juvénile : c'est une phase qui lui permet de construire sa personnalité d’ adulte. Pour autant, il ne faut pas considérer comme normaux tous les comportements indésirables observés pendant cette période.

Le contrôle du bon développement comportemental du chien adolescent est donc une étape importante et peut être réalisée dans le cadre de la consultation pubertaire : le praticien a en effet souvent plus de temps pour aborder ces points que lors des consultations pédiatriques déjà très denses (vaccination, alimentation, antiparasitaires…).

 

Influence des hormones sur le comportement du chien

Si les hormones sexuelles interviennent à la puberté, elles ne sont pas les moteurs principaux des changements comportementaux observés à cet âge. En réalité, une grande partie du comportement est préprogrammée bien avant la puberté par des effets dit organisationnels des hormones qui agissent, avant la naissance, en structurant les circuits cérébraux impliqués plus tard dans le comportement sexuel et social. Ainsi, le fait qu'un chien mâle lève la patte pour uriner à la puberté est un effet activationnel, dépendant de la montée de testostérone, mais ce comportement est rendu possible par une imprégnation hormonale antérieure qui ne sera pas modifiée par la stérilisation (Beach, 1974). C’est cette même imprégnation androgénique élevée avant la naissance, qui fait que nous observons certaines femelles lever la patte pour uriner (Beach et al., 1983).

Les hormones sexuelles jouent donc un rôle de modulateur plutôt que de déclencheur sur les comportements. Un chien ayant un bon équilibre comportemental avant la puberté ne développera pas spontanément de troubles juste sous l’effet des hormones pubertaires. En revanche, la fragilité du cerveau pendant cette période fait que de nombreux comportements problématiques « légers » vont s’aggraver en période pubertaire, même chez un individu stérilisé, car sa confiance en lui augmente. Ainsi, ses stratégies comportementales vont évoluer car il teste  des limites qu’il n’osait pas franchir et obtient des effets intéressants de son point de vue. 

Enfin, l’influence des hormones varie selon les sexes. Chez les mâles, la testostérone renforce la motivation sexuelle et les comportements de territorialité, comme le marquage urinaire (Hart, 1974). Chez les femelles, la fluctuation œstrogènes/progestérone peut influencer la réceptivité sexuelle mais aussi l’émotivité et l’agressivité, notamment en période de diœstrus (Concannon, 2011; Verstegen-Onclin & Verstegen, 2008) 

Ainsi, au-delà d'une période marquée par l'action directe des hormones sexuelles, la puberté est une période de remaniement cérébral pendant laquelle le développement neurocomportemental joue un rôle prépondérant sur l’évolution du chien. 
 

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La consultation pubertaire permet d’évaluer les évolutions comportementales du chien adolescent.

 

Une période critique dans le développement comportemental du chien

C’est une période de mutation qui transforme le chiot en adolescent, mais c’est également une période synonyme d’instabilité et de vulnérabilité. En effet, pendant cette période dite critique, il existe une plasticité cérébrale accrue, qui favorise certains types d’apprentissages (Scott, 1962). L’élagage synaptique qui se produit à l’adolescence élimine les connexions inutilisées et renforce celles qui sont fréquemment activées, rendant les comportements adoptés durant cette phase particulièrement persistants.

Un certain nombre d’éléments doivent être acquis pendant cette période pubertaire et les repères du développement sont repris dans le tableau 1 (Masson et al., 2024a).

Le chien adolescent termine l’acquisition de ses autocontrôles : l’exploration orale est terminée (il ne détruit plus les objets), la locomotion et la morsure sont contrôlées (il ne blesse plus dans les interactions, même lorsqu’il est excité) et il gère de mieux en mieux ses émotions. Il est capable de tolérer les manipulations et peut patienter ou gérer la frustration. Si ce n’est pas encore complètement acquis, il y a de très nets progrès et il est clair que l’objectif final est presque atteint.

Les réactions de peur vives sont très rares puisque le chiot a en principe exploré un environnement riche et varié. Pour certains chiens vulnérables, si la timidité en période juvénile n’a pas été prise en charge, la puberté est l’occasion d’une accentuation des problèmes. C’est souvent pendant la période pubertaire que le jeune chien apprend que l’agression est plus efficace que l’évitement. L’apprentissage se fait souvent par hasard, avec une situation fermée ou un abord qui va surprendre le chien et provoquer l’émission de grognements. Ces derniers provoquent l’éloignement du stimulus phobogène. Le chien mémorise alors cette stratégie plus efficace.

L’autonomisation se poursuit avec une exploration qui ne nécessite plus une prise de contact régulière auprès des propriétaires. Le chien est capable de rester seul sans paniquer et son attachement est transféré au groupe plutôt qu’à un seul être d’attachement.  

Certains individus ont plus tendance à défier les règles préétablies. Lorsque le développement est harmonieux, les apprentissages progressifs des mois précédents conduisent naturellement le chien à être capable de respecter les règles de vie qui lui sont imposées. Le « creux » de l’adolescence, qui donne parfois l’impression que les apprentissages se perdent, est normal. Le chien teste les limites de son monde et prend conscience de la signification des règles sociales. Mais cette légère régression d’obéissance ne doit pas ressembler à une situation qui se dégrade très sévèrement lorsque l’insertion sociale se réalise normalement. Ainsi, entre chiens, les réprimandes des adultes se font moins visibles et un simple haussement de babine suffit à se faire obéir. De même, les propriétaires peuvent se contenter de froncer les yeux plutôt que de verbaliser leur désaccord et le chien adolescent est capable de comprendre le message.  

Pendant cette période, les relations avec les autres chiens deviennent aussi matures : le jeu n’est plus le seul moyen de communiquer et une augmentation de l’agressivité vis-à-vis des congénères est fréquente, particulièrement en présence de femelles en chaleur et entre individus du même sexe. L’entrée en contact physique doit respecter certaines règles et reste soumise à l’accord du protagoniste. Pour autant, les interactions ne donnent pas lieu à des bagarres et lorsqu’un chien menace, il doit être capable de s’arrêter si son congénère respecte sa menace. Ainsi, il ne doit pas blesser ou continuer d’agresser si l’autre présente des postures de soumission.

Domaine considéré Repères attendus en période pubertaire
Autocontrôles Le chien adolescent ne mordille plus du tout dans l’excitation et s’il prend en gueule il ne blesse jamais. 
Il ne détruit plus (ou de manière exceptionnelle) les objets qu’il prend en gueule, y compris ses jouets. 
Il n’ingère aucune matière non alimentaire. 
Il n’est pas brutal lors des interactions et ne bouscule pas les individus dans les interactions. 
Peur Le chien ne présente pas de peur intense vis-à-vis des stimuli habituels de son environnement : humains, chiens, bruits domestiques, voitures… 
En cas de nouveauté, il peut présenter des comportements de peur, mais a tendance à explorer rapidement si son propriétaire se place à côté de l’objet de la peur pour lui indiquer que cela n’est pas dangereux.
Attachement Le chien adolescent est capable de rester seul pendant une demi-journée en étant apaisé, c’est-à-dire qu’il se repose en l’absence de ses maîtres et n’a pas tendance à détruire, vocaliser ou uriner quand il est seul.
Insertion sociale Les règles de vie varient d’un foyer à l’autre mais sont connues et respectées par le chien (par ex : ne pas monter à l’étage, ne pas avoir le droit d’aller dans une chambre ou être dans son panier pendant que ses propriétaires mangent…).
Communication Elle se fait de plus en plus douce car le chien connait les règles de son foyer.  
Le chien a conscience des interdits et il faut parfois les réaffirmer pendant cette période, sans pour autant avoir besoin de recourir à la violence.  
Education Le chien a acquis les ordres de base qui ne sont plus récompensés systématiquement.  
Il peut tester les limites en essayant parfois de désobéir, mais il est capable de produire les ordres appris dans de nombreux contextes même stimulants. 

Tableau 1 : Principaux repères comportementaux observables en période d’adolescence chez le chien
 

VISITE PUBERTAIRE

En théorie, les axes de la peur et des autocontrôles ont déjà été vérifiés dès les premières consultations : en cas d'affection neurodéveloppementale typique (les plus fréquents étant le syndrome HSHA et le syndrome de privation sensorielle), les dysfonctionnement apparaissent souvent dès le plus jeune âge. Le praticien peut donc les vérifier rapidement pour être sûr que tout est validé, mais son examen comportemental va porter en majorité sur les axes de l’attachement et de l’insertion sociale, dont les dysfonctionnements se détectent typiquement en période pubertaire (voir figure 1).

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Figure 1 : axes comportementaux à vérifier lors de la visite pubertaire (©No Ledge Editions) 
 

**Autocontrôles et peur

Les autocontrôles doivent être acquis : le chien doit être capable de gérer la frustration, ne pas mordiller dans l’excitation, et être capable de contrôler ses émotions avec un retour au calme possible au moins sur demande.  Si une affection est présente, le praticien va constater un retard de ces acquisitions. Il est alors grand temps de le prendre en charge car la période pubertaire va prédisposer le chien impulsif ou compulsif à des complications sur les axes de l’insertion sociale ou de l’attachement. Concrètement, son impulsivité le prédispose à tenter plus de choses, comme s’amuser à monter la garde, et son impatience le prédispose à ne pas avoir la patience d’attendre seul à la maison ou encore à ne pas supporter d’être manipulé.

Concernant l’axe de la peur, la puberté est un moment clé où une timidité modérée peut évoluer vers une phobie sociale. Un chiot qui évitait certaines situations peut commencer à exprimer des réactions agressives en réponse à des stimuli perçus comme menaçants et sa stratégie étant efficace, il la choisira de plus en plus. De plus, si une stérilisation est envisagée, le fait d’être manipulé par des inconnus risque de le traumatiser, même si l’équipe soignante est bienveillante.
 

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Une prise en charge comportementale précoce est essentielle avant toute décision chirurgicale afin d’éviter une aggravation des problèmes juvéniles à cette période critique

 

**Insertion sociale et attachement

L’attachement doit être évalué avec soin. Un chien adolescent équilibré doit pouvoir rester seul sans détresse. En cas de trouble de l’attachement, des vocalisations excessives, des destructions, de la malpropreté ou une agitation intense en l’absence des propriétaires sont des signes de détresse qui nécessitent une prise en charge précoce.

L’insertion sociale subit aussi des ajustements à la puberté. Des grognements très exceptionnels et explicables par des circonstances très inhabituelles sont acceptables, mais des grognements ou morsures doivent faire l’objet d’une investigation comportementale. Un chien qui grogne sur des ressources (nourriture, couchage) ou qui régule activement les déplacements des humains dans la maison présente un déséquilibre qui doit conduire le praticien à proposer une prise en charge.

Ainsi, lors de la consultation pubertaire, il est intéressant d’avoir quelques questions cibles pour chaque axe afin de mettre rapidement en évidence les déséquilibres. Il existe des questionnaires qui permettent d’aider le praticien dans cette investigation pour savoir si l’individu adolescent qu’il a devant lui est susceptible de présenter un déséquilibre dans l’un de ces axes (https://noledge.org/questionnaire/).

Rappelons que l’absence de prise en charge sur un problème qui peut sembler léger pose, à cause de la fragilité de cette période pubertaire charnière, le risque important d’une aggravation. La prise en charge plus tardive sera alors bien plus complexe car les symptômes auront évolué et seront plus sévères, mais également parce que le chien aura entrainé et répété des mauvais comportements, qu’il faudra faire disparaitre.

Enfin, la plupart des affections comportementales qui s’aggravent posent le risque d’abandon ou d’euthanasie du chien, car les propriétaires se retrouvent épuisés. Lorsque leur patience est dépassée ou que le risque de dangerosité du chien est trop élevé, ils n’ont plus l’énergie de se lancer dans une prise en charge comportementale. Le praticien est donc celui qui peut proposer des solutions fonctionnelles avant que ce point de non-retour soit franchi en détectant les problèmes lorsqu’ils sont encore légers et faciles à résoudre.
 

STERILISATION

La stérilisation est souvent perçue par les propriétaires comme une solution aux troubles du comportement, avec l’idée que cette intervention pourrait "calmer" leur chien. Pourtant, le lien entre stérilisation et modification comportementale est complexe, et cette chirurgie est loin d’être une réponse universelle aux problématiques comportementales. Elle peut même aggraver certains symptômes présents (Masson et al., 2024b).

Le vétérinaire doit donc bien différencier les comportements influencés par les hormones sexuelles de ceux qui relèvent d’une affection comportementale due à un dysfonctionnement cérébral. Il est évident que retirer les gonades ne résout pas un problème positionné dans le cerveau. Une évaluation individualisée est donc essentielle avant toute recommandation, pour éviter une stérilisation inappropriée qui ne résoudrait pas le problème initial et serait une déception de plus pour les propriétaires qui cherchent avant tout à résoudre un problème de comportement de leur chien.
 

**Indications et contre-indications de la stérilisation sur le plan comportemental

L’identification des comportements réellement modulés par les hormones sexuelles permet de définir les bonnes indications pour une stérilisation. Ainsi, le rôle du praticien est d’obtenir des précisions sur les comportements indésirables que les propriétaires espèrent modifier avec la stérilisation, afin de déterminer s’ils sont sous dépendance hormonale, donc s’ils ont des chances d’être affectés par la stérilisation (voir tableau 2).

Les principaux comportements concernés par les demandes des propriétaires sont les chevauchements, l’agressivité, le marquage urinaire, les fugues et l’agitation. 

Symptôme considéré Critère en faveur d’une influence des hormones sexuelles, donc en faveur d’un effet de la castration pour agir sur le comportement
Tout comportement Apparition à la puberté avec absence du comportement même atténué avant la puberté.
Agression intraspécifique ciblée Agression uniquement sur les individus du même sexe apparaissant en période pubertaire chez un animal qui communiquait normalement avant. 
Marquage urinaire Fréquence très élevée et associé à un flairage au sol intense dès que le chien est en zone inconnue. Absence de ce comportement avant la puberté.
Fugue Causée par des chiennes en œstrus lors des premières fugues.
Chevauchements Absents avant la puberté.
Excitation ou agitation Absents avant la puberté.

Tableau 2 : Critères en faveur d’une origine hormonale du symptôme considéré (Masson et al., 2024c). 

Les chevauchements peuvent avoir diverses causes : comportement normal en présence d’une femelle, hypersexualité liée à une hausse de testostérone, impulsivité/compulsion ou signification hiérarchique. La castration réduit les deux premiers types, mais n’a aucun effet sur les chevauchements impulsifs ou sociaux. Leur apparition à la puberté suggère une origine hormonale, tandis qu’un chevauchement précoce est rarement lié aux androgènes. 

Concernant l’agressivité intraspécifique, seules les agressions exclusivement dirigées vers les individus du même sexe et apparues à la puberté peuvent diminuer après castration. En revanche, une agressivité généralisée ou évoluant depuis le jeune âge est peu influencée par la suppression hormonale et peut relever d’une phobie sociale intraspécifique ou d’un trouble de la communication.

Les agressions interspécifiques, autres qu’exceptionnelles et explicables par un contexte très particulier (douleur intense par exemple) doivent faire l’objet d’investigations et ne sont pas a 
priori résolues par la stérilisation.

Le marquage urinaire lié aux hormones sexuelles apparaît lorsque la propreté est acquise et que le chien adopte un marquage fréquent et attentif en levant la patte. Ce type de marquage répond généralement à la castration. En revanche, un marquage associé à une mauvaise acquisition de la propreté ou à une affection de la relation sociale est peu modifié par la stérilisation.

De même, la stérilisation peut être bénéfique pour des fugues motivées par l’attirance sexuelle, mais sera inefficace si elles sont dues à la peur ou à un instinct de chasse.

Enfin, la stérilisation est souvent envisagée chez des chiens impulsifs pour les "calmer", alors qu’elle est totalement inefficace sur la maturation du cortex préfrontal responsable de ces affections. Si le chien présente une absence de satiété alimentaire, ce qui est fréquent dans ces affections, elle va au contraire aggraver l’affection et favoriser l’obésité.

De même la stérilisation est contre-indiquée lorsque le chien a peur des humains car dans ce cas, le contact avec des inconnus lors de l’intervention chirurgicale sera un facteur aggravant important de son problème initial.  

L’entretien lors de la consultation pubertaire permet ainsi d’expliquer aux propriétaires que la stérilisation ne peut pas être une solution comportementale systématique et doit être décidée en fonction des caractéristiques individuelles de leur chien. 
 

Conclusion

La consultation pubertaire est une étape essentielle pour vérifier le bon développement comportemental du chien. Elle permet d’intervenir précocement sur des troubles comportementaux débutants mais prêts à basculer en affections comportementales plus graves et de prendre en charge les cas plus sévères pour lesquels les symptômes comportementaux sont déjà marqués.

La stérilisation, bien que souvent perçue comme une solution aux troubles comportementaux, doit être recommandée avec discernement : si pour certains cas elle n’est qu’inefficace, elle peut aussi aggraver le problème initial pour d’autres.  Ainsi, en cas de doute sur sa pertinence, un essai thérapeutique avec un implant contraceptif est une démarche intéressante, qui permet de prendre une décision éclairée sur l’intérêt de stériliser l’individu considéré.
 

Références : 

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Cet article est issus du Virbac Info 175. 

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