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Stress et phobie des soins en consultation : des signaux d'alerte aux solutions thérapeutiques

Dr Sylvia Masson et Dr Carole Binard

Face à un animal anxieux ou agressif en consultation, la limite est parfois mince entre simple inconfort et vraie phobie des soins. Comment repérer précocement les signaux de stress chez le chien et le chat, éviter le phénomène de sensibilisation et adapter votre prise en charge ?

Dr Sylvia Masson
DMV, spécialiste européenne en médecine du comportement des animaux de compagnie (Dipl. ECAWBM-BM).
Exercice exclusif en psychiatrie vétérinaire et médecine du comportement.
Fondatrice de No Ledge Editions, du logiciel vétérinaire Psy4Vet et de la chaîne Cynapse.

Dr Carole Binard
DMV, DIE Vétérinaire comportementaliste, Consultante itinérante en comportement.

 

Cet article propose une synthèse de la webconférence « Comportement de stress du chat et du chien : Savoir détecter pour agir », animée par les Drs Sylvia Masson et Carole Binard.

Pour la sécurité et le confort de tous — animal, équipe soignante, et propriétaire —, savoir repérer les signes de stress et faire la différence entre un inconfort passager et un comportement pathologique est une compétence essentielle en clinique. À travers un échange pratique et interactif, Sylvia Masson et Carole Binard, respectivement spécialiste et consultante en comportement partagent des clés concrètes pour réagir efficacement en consultation, communiquer avec les propriétaires, évaluer la gravité d'une phobie des soins et mettre en œuvre des solutions thérapeutiques adaptées.


 

Sensibilisation ou habituation ?

Lorsqu’un animal est confronté à une situation qui lui fait peur (ou qu’il vit une expérience négative, éventuellement douloureuse), son cerveau enregistre des données de contexte, qui peuvent alors être associées au stimulus négatif initial (ou stimulus inconditionnel : SI). Suivant les cas, un processus de sensibilisation ou d’habituation peut alors se mettre en place.

Sensibilisation

Le phénomène de sensibilisation met en jeu le noyau latéral externe de l’amygdale, soit le centre des émotions. Des synapses se créent dans le cerveau, qui permettent ensuite à l’animal de se souvenir comment réagir dans une situation déjà vécue comme négative. Il s’agit d’un processus de conditionnement classique, qui associe des réactions physiologiques innées à de nouveaux stimuli, appelés stimuli conditionnels (SC).

Quand les soins vétérinaires déclenchent la peur

Une fois l’animal sensibilisé, il a tendance à produire une réponse augmentée face au SI, mais également envers les SC qui l’accompagnent. Au cours du processus de conditionnement, la gamme des stimuli provoquant des réponses émotionnelles a même tendance à s’élargir : à chaque fois qu’un nouveau SC est associé à un objet de peur, la réaction s’enclenche. 

Un animal qui a eu peur lorsqu’il a subi une injection douloureuse en clinique peut ainsi finir par réagir très négativement lorsqu’il est exposé à d’autres stimuli associés à la clinique (salle d’examen, matériel, manipulations…).

La sensibilisation se généralise rapidement

Ce type de réponse émotionnelle conditionnée s’installe très rapidement : une seule expérience négative peut parfois suffire à créer une association durable. Très vite, l’animal commencera même à anticiper certains signaux d’alarme : la salle d’attente, les blouses du personnel, la table d’examen ou même le trajet en voiture (et donc la cage de transport) peuvent devenir anxiogènes.

Une clinique vétérinaire réunit tous les facteurs favorables à la sensibilisation : l’animal est dans une situation fermée (impossible de fuir), il est exposé à un stimulus d’intensité maximale d’emblée, et l’exposition est isolée. 

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Habituation

L’habituation correspond au phénomène inverse à la sensibilisation : lorsque l’animal est exposé de manière répétée à un SI initialement effrayant mais qui ne s’avère pas produire de conséquences défavorables, la réponse de peur peut disparaître.

Il est difficile de prévoir pourquoi la réponse comportementale penchera plutôt vers l’habituation que vers la sensibilisation mais une situation ouverte, et l’exposition répétée à un stimulus d’intensité faible, sont des critères qui favorisent l’habituation.

Savoir évaluer la gravité du problème

L’acte vétérinaire déclenchant la réaction de peur n’est pas essentiel, c’est la perception de la situation par l’animal qui compte. La même expérience ne produit en effet pas la même réponse chez tous les individus. Certains semblent naturellement résilients alors que d’autres sont très prompts à développer une phobie des soins vétérinaires ; même si ceux-ci sont réalisés correctement, leur état émotionnel se détériore rapidement.

Comme pour toutes les affections comportementales, des facteurs génétiques (donc raciaux) jouent ici un rôle mais il faut également se demander si la phobie des soins n’est pas apparue suite à une accumulation d’expériences négatives, pouvant alors expliquer la vulnérabilité comportementale.

Distinguer les réactions « normales » des réactions pathologiques

Chez un animal psychologiquement équilibré, une phobie des soins peut apparaître progressivement s’il a subi des soins douloureux ou répétés. Dans ce cas, si la situation s'améliore pour lui, l’habituation peut aussi s’installer relativement facilement.

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La phobie des soins sera en revanche qualifiée de comorbide si elle apparaît rapidement, même lors de soins peu invasifs, chez un animal présentant d’autres affections comportementales. Dans ce cas, une désensibilisation devra être tentée mais la réponse sera lente à apparaître car le processus de sensibilisation résiste à l’extinction. (L’extinction correspond au moment où un conditionnement disparaît après un certain nombre de réponses conditionnées, lorsqu’on ne fournit pas le SI ; exemple : le stimulus douloureux initial).

La phobie des soins est-elle isolée ? 

Détecter précocement les signes de stress d’un animal en consultation est essentiel pour tenter de prévenir la sensibilisation et d’adapter la prise en charge de l’animal. Si la sensibilisation s’installe, les risques sont en effet multiples :

  • la qualité des soins prodigués à l’animal diminue car certains examens devront être retardés voire annulés, sauf recours fréquent à la sédation ;
  • le propriétaire tardera à venir consulter, son observance diminuera et il risquera de perdre confiance en la clinique ;
  • le bien-être et la sécurité de l’équipe vétérinaire seront altérés à cause du risque de morsure, du stress et du temps supplémentaire à consacrer aux animaux. 

Il est parfois nécessaire de faire prendre conscience aux propriétaires que l’animal présente aussi des affections comportementales en dehors de la clinique. Pour les aider à cerner le problème, le site Noledge propose des questionnaires spécifiques pour le chien et le chat, comprenant une trentaine de questions. L’analyse des réponses aide le propriétaire à évaluer l’équilibre psychologique de son animal.

Repérer les postures de peur

Plusieurs outils ont été développés à l’intention des vétérinaires pour améliorer leur « lecture » du comportement des chiens et des chats dès le début de la consultation. Des grilles d’évaluation avec un code couleur sont par exemple disponibles sur le site fearfree : elles permettent de repérer l’état émotionnel d’un animal pendant toute la visite et de réagir de manière appropriée.

  • Vert : tension émotionnelle normale, état de détente ;
  • Jaune : tension émotionnelle augmentée, inhibition ou agitation anxieuse 🡪 ralentir l’examen ;
  • Rouge : tension émotionnelle très élevée, risque de fuite ou agression 🡪 arrêter les manipulations.

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Le site Psy4Vet aide aussi à mieux décrypter les comportements des animaux et à leur attribuer un score clinique.

Signes d’alerte chez le chien

La peur est relativement facile à appréhender lorsque le chien fournit des réponses productives à certains stimuli : agitation motrice (exploration erratique de la salle d’examen), tentative de fuite, aboiements, ébrouements, grattage, signaux de menace, grognements, tentative de morsure…

Le décryptage sera plus délicat lorsque les réponses de peur sont inhibées : posture basse, immobilité ou fixité, tension musculaire, léchage de la truffe, oreilles en arrière, évitement du regard, tachypnée, refus des friandises ou de se déplacer. 

Dans certains cas, des signes contraires s’observent chez le chien : « la tête dit oui » (le chien avance le nez vers une friandise) mais « le corps dit non » (le chien reste en retrait, refuse d’avancer).

Signes d’alerte chez le chat

Du fait du comportement félin particulier, la peur est souvent largement sous-estimée chez le chat. Elle peut pourtant être détectée dès le début de la consultation (si le propriétaire a du mal à sortir le chat de sa caisse de transport) et sera confirmée par les signes suivants : yeux grands ouverts, mydriase, oreilles rabattues en arrière, léchage/salivation, vocalisations ou queue enroulée autour du corps. Si le chat bat de la queue, le risque d’attaque est imminent.

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Diagnostic différentiel

Chez le chat et surtout chez le chien, la peur des soins ne doit pas être confondue avec un manque de contrôle ou une mauvaise socialisation.

Manque de contrôle

Lorsqu’un chien se montre très agité pendant une consultation vétérinaire, la question d’un éventuel déficit d’autocontrôles doit se poser.

L’observation du comportement du chien en salle d’attente, (ainsi que l’état des mains et des bras des propriétaires !) donne déjà des indications. Le propriétaire sera ensuite questionné à propos de l’intensité des mordillements, du niveau d’activité de l’animal chez lui, de sa tendance à tout explorer oralement, etc.

Pour éviter de sensibiliser ce type de chien aux manipulations, il est parfois  nécessaire de détourner son attention, de raccourcir l’examen ou de le faire en plusieurs fois. 

Mauvaise insertion sociale

Si un animal a peur des humains en général, une visite vétérinaire peut vite devenir traumatisante. Il est donc essentiel de ne pas aggraver la situation.

La phobie sociale sera assez facile à mettre en évidence si l’animal est suivi depuis son très jeune âge. En général, il se montre un peu craintif au début mais des signes plus inquiétants (grognements, agressivité…) se manifestent à la puberté. Le questionnement du propriétaire pourra mettre en évidence des lacunes éducatives évidentes (pas de règles en place) ou au contraire, une approche trop coercitive.

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Conseiller le port d’une muselière lors des visites à la clinique est une sage précaution. Les propriétaires réticents à imposer ce dispositif à leur chien pourront être orientés vers de nouveaux modèles, moins contraignants que les muselières classiques (exemples : « Muzzlemovement®, en plastique, ou Chopo®, en métal). Ce type de muselière doit cependant être parfaitement adapté à la taille du chien et des mesures préalables à la commande sont nécessaires.

Prise en charge de la phobie des soins

Une démarche globale peut être engagée pour limiter la peur des animaux amenés à la consultation et donc leur sensibilisation. L’agencement des locaux, le matériel utilisé, les modes de communication, l’observation des animaux et l’implication des propriétaires peuvent faire l’objet d’un travail de toute l’équipe soignante (cf la démarche www.fearfree.com), mais ces sujets dépassent le cadre de cet exposé. Seuls la rééducation et le traitement médical seront abordés ici.

Animaux non-sensibilisés

Le dépistage des signes de peur peut démarrer dès la première visite d’un chiot ou d’un chaton. Si leur comportement est normal, l’objectif est de ne pas les sensibiliser ! L’observation de leurs réactions tout au long de la consultation permettra de détecter d’éventuels signes de stress et la pression sera alors aussitôt relâchée.

Si le chiot ou le chaton est peureux ou difficile à manipuler, le propriétaire sera questionné à propos de son comportement en dehors de la clinique, puis éventuellement orienté vers un éducateur canin/félin ou une consultation spécialisée de comportement.

Mise en place du protocole d’Habituation-Conditionnement

Chez un animal réceptif et pas encore sensibilisé, un protocole d’Habituation-Conditionnement (HC) pourra être efficace. Le principe de base consiste à montrer à l’animal que la clinique est un lieu positif. Des visites pourront par exemple être proposées pour simplement le familiariser avec les lieux et les objets couramment utilisés sur place : balance, stéthoscope, tondeuse… 

Des friandises seront bien sûr distribuées pour que l’animal fasse des associations positives. Lorsqu’il viendra à la consultation, placer un « tapis de léchage » (avec des friandises à l’intérieur) sur la table permet d’habituer l’animal aux conditions de l’examen et aux manipulations cliniques de base. Dans le cas d’un chien craintif, il ne faut pas hésiter à le faire accompagner par un autre chien vivant dans le même foyer, qui lui n’a pas peur. 

Chez le chat, le protocole HC devra inclure la familiarisation avec la cage de transport.

Médication facultative

Une médication avant la visite peut être conseillée pour un animal craintif mais elle n’est pas indispensable.

L’utilisation de produits sans ordonnance à visée apaisante (exemples : Anxitane®, Zenidog®, Zenifel®…) sera en revanche conseillée pour prévenir la sensibilisation, en association avec le protocole HC. Ces produits peuvent être utilisés aussi bien à domicile qu’en clinique, lors des consultations et de l’hospitalisation, en vue d’améliorer le confort des animaux lors du parcours de soins.

Animaux sensibilisés

Lorsqu’on a affaire à un animal adulte peureux et difficile à manipuler, la médecine préventive devient de la médecine curative et plusieurs mesures sont alors indispensables : 

  • orienter vers un éducateur et/ou une consultation de comportement ;
  • mettre en place une thérapie de désensibilisation /contre-conditionnement (DS-CC) ;
  • prescrire un traitement psychotrope, condition essentielle à la réussite de la thérapie DS-CC ;
  • prémédication avant les visites pour s’assurer que l’animal restera en « zone jaune » lorsqu’on s’occupera de lui. 

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Médicaments psychotropes utilisables chez le chien

Gabapentine ou prégabaline

Ces deux molécules sont efficaces pour réduire les réactions de phobies aux soins. La prégabaline est cependant plus onéreuse et moins accessible puisqu’une ordonnance sécurisée est obligatoire chez le chien.

  • La gabapentine est la molécule la plus utilisée en cas de phobie des soins et elle peut être prescrite chez des animaux très jeunes. Ce médicament sera administré environ 2 heures avant une visite vétérinaire, à la dose de 30 à 50 mg/kg (même si une dose allant jusqu’à 80 mg/kg figure dans certaines publications). Si l’effet sédatif est trop présent, la dose sera cependant réduite à 15 mg/kg. La gabapentine peut aussi être administrée en continu, pour faciliter les séances d’habituation/désensibilisation à la maison. Les vomissements figurent parmi les effets secondaires assez fréquents chez le chien.
  • La prégabaline agit aussi sur les canaux calciques, comme la gabapentine, mais le dosage doit être divisé par 4 par rapport à celui de la gabapentine (2 à 10 mg/kg en 2 prises par jour). 

Autres médicaments

  • Alprazolam (0,06 à 0,08 mg/kg) ; à réserver à la prévention sur un chien connu pour sa sensibilité.
  • Azapérone (4 mg/kg, 15 à 20 minutes avant l’exposition) ; neuroleptique intéressant pour des chiens très agressifs. 
  • Clonidine (0,03 à 0,05 mg/kg, 2 heures avant l’exposition) ; le moins spécifique des alpha 2 agonistes mais intéressant lors de symptômes très adrénergiques (tachycardie, tachypnée, dilatation pupillaire).
  • Dexmédétomidine (gel oromucosal : 125 µg/m2, 2 heures avant l’exposition).
  • Tasipimidine (30 mg/kg) ; agoniste sélectif des récepteurs α2-adrénergiques, actif contre les réactions de peur chez les chiens (effet anxiolytique marqué). Une spécialité dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) chez le chien.
  • Trazodone (7 à 10 mg/kg, 2 heures avant l’exposition) ; fort effet sédatif donc peu d’intérêt pour l’habituation aux soins. Ce médicament n’est pas disponible en France mais il est utilisé dans plusieurs pays européens.


Médicaments psychotropes utilisables chez le chat

Intérêt de la gabapentine

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Ce médicament s’utilise chez le chat à la dose d’environ 30 à 50 mg/kg, 2 heures avant l’exposition. La posologie sera réduite à 15 mg/kg si l’effet sédatif est trop important. 

Une étude clinique effectuée sur 22 chats1 a récemment confirmé l’efficacité de cette molécule pour mieux faire accepter certaines manipulations. Il s’agissait ici de faire accepter la coupe de griffes à des chats qui au départ ne se laissaient pas manipuler. L’étude était contrôlée et réalisée en aveugle.


Autres médicaments 

  • Prégabaline (5 mg/kg, soit 0,1 ml/kg, sur une solution de 50 mg/ml avec AMM pour le chat) ; 1,5 à 2 heures avant l’exposition.
  • Alprazolam (0,125 à 0,25 mg/chat) ; à réserver à la prévention sur un chat connu pour sa sensibilité.
  • Trazodone (5 à 10 mg/kg, 2 heures avant l’exposition) ; peu d’intérêt pour l’habituation aux soins mais effet sédatif permettant de réaliser un soin sans autre sédation. 

De nombreux animaux souffrent d’un stress chronique que la simple éducation ou la patience ne peuvent apaiser. Il s’agit d’un paramètre clinique à part entière, dont l’apparition peut être à l’origine d’une véritable phobie des soins si l’animal se sensibilise au contexte de la clinique.

Tous les animaux ne présentent pas le même niveau de vulnérabilité mais détecter tôt les signes de stress permet d’éviter l’escalade. Une médication est parfois nécessaire et elle est même indispensable lorsque l’animal atteint le stade où un protocole de DS-CC devient indispensable. 

Garder l’alliance thérapeutique avec les propriétaires fait partie des conditions de la réussite de ce protocole.
 

À propos de Zenifel® et de Zenidog® 

Zenifel® (pour les chats) et Zenidog® (pour les chiens) font désormais partie de la gamme Petcare de Virbac, qui incluait déjà des produits dédiés à la lutte contre le stress. Ces deux produits présentés en gel permettent de faire diffuser naturellement des phéromones maternelles canines (Zenidog®) ou des phéromones faciales félines F3 (Zenifel®) dans l’atmosphère en continu. Zenifel® contient aussi de l’herbe à chat (Nepeta cataria) pour renforcer l’effet relaxant. Ces deux produits se caractérisent par leur longue durée d’action (2 mois) et par l’absence de branchement sur une prise électrique, ce qui permet de choisir le meilleur emplacement pour le diffuseur.

L’efficacité de Zenifel® et Zenidog® a été prouvée par des essais cliniques réalisés chez des propriétaires et publiés en 2024. Les effets positifs sont perceptibles dès le 7e jour d’utilisation. Une réduction des signes de stress allant jusqu’à 80 % a été observée chez le chat2, et la réduction atteint 89 % chez le chien3. 

Zenidog® est également proposé sous la forme collier, en 3 tailles différentes. Une fois mis en place sur le chien, les phéromones sont diffusées pendant 3 mois et l’efficacité du collier n’est pas altérée par le port d’un collier antiparasitaire. 

Le spray Zenifel® , quant à lui, permet toujours de vaporiser des phéromones d’apaisement de manière ciblée et ponctuelle, par exemple dans la cage de transport, 15 min avant d’embarquer l’animal. Les résultats positifs ont là aussi été confirmés4.

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En savoir plus sur la gamme Zen

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Références

1. RAUCOURT L., MASSON S., « The effect of gabapentin on the efficiency of a desensitization-counter-conditioning claw-trimming protocol for cats with healthcare phobias: a double-blind, placebo-controlled crossover trial », Animals, 2025, 15, 1326.
2. ESPUNA G. et al., « A long lasting gel-based diffuser of feline pheromone can help reduce undesirable behaviors in cats at home : comparison with an electric diffuser », Front. Vet. Sci., 2024, 11.
3. NICOLAS C.S. et al., « Owner-perception of the effects of two long-lasting dog-appeasing pheromone analog devices on situational stress in dogs », Animals (Basel), 2022, 12, 122. 
4. BERNACHON N. et al, « Response to acute stress in domestic cats using synthetic analogues of natural appeasing pheromones with Nepeta cataria extract rich in nepetalactone: a double-blinded, randomized, positive controlled cross-over study », J. Appl. Res. Vet. Med., 2015, 13, 125-134.